

Il était important d’attendre la fin du mois de mai 2026, pour rédiger un éditorial sur le site du CIPN, car le mois de mai chez nous est celui de la Mémoire de la Traite et de l’Esclavage, celui aussi des combats héroïques de nos parents qui en 1802 ont résisté les armes à la main au rétablissement de l’Esclavage, celui enfin des évènements de 1967.
A n’en pas douter mai 2026 ne ressemble pas à mai 2025, car dans l’intervalle la cause des Réparations a effectué des pas de géants dans les esprits et dans les faits.
Le 25 mars 2026, l’Assemblée Générale des Nations Unies (ONU) adopte une Résolution historique déclarant la Traite des Africains réduits en esclavage comme étant le plus grave crime commis contre l’Humanité. Avec son hypocrisie et sa mauvaise foi habituelle la France s’est abstenue, au prétexte qu’elle ne voulait accréditer l’existence de hiérarchie entre les crimes contre l’Humanité.
Le 19 avril 2026, pour la première fois dans l’Histoire française, un descendant d’esclavagistes, un certain Pierre GUILLON de Princé, présente ses excuses, au nom de ses grands-parents qui se sont enrichis à Saint-Domingue dans l’exploitation d’Africains déportés et réduits en esclavage.
Ce même mois, le Président de la Collectivité de Martinique, Serge LETCHIMY se déclare favorable aux Réparations morales, matérielles et financières : il sera le premier homme politique, dirigeant d’une Collectivité dans les Colonies françaises à se prononcer ouvertement en faveur des Réparations, en lien avec l’Esclavage.
Le 26 mai 2026, le Pape LEON 14 demande pardon et présente ses excuses pour le rôle joué par l’Eglise dans la mise en esclavage des Africains. On se rappelle ici de la Bulle Pontificale du Pape NICOLAS V du 8 janvier 1454 autorisant le Roi du Portugal à réduire les Africains en Esclavage et de s’accaparer de leurs terres.
Enfin, le 27 mai 2026, le Président du Mémorial ACTe, Raphael LAPIN, prenant la parole devant une foule réunie sur l’Esplanade (pour assister au procès fictif d’un esclavagiste notoire), déclara à plusieurs reprises qu’il revendiquait lui aussi des Réparations pécuniaires au titre de l’Esclavage subi par nos ancêtres de 1642 à 1848.
Et dans les couloirs de l’Assemblée Nationale française des parlementaires des dernières Colonies semblent découvrir enfin cette revendication ‘’miraculeuse’’ et chuchotent le mot REPARATIONS, considéré jusque-là comme tabou.
Alors nous avons une pensée pour ceux, vivants ou disparus, qui ont créé le CIPN et qui le 4 février 1992 (jour anniversaire de la première Abolition de 1794), et sous un froid glacial ont brandi une Grande Banderole titrant ‘’ESCLAVAGE CRIME CONTRE L’HUMANITE’’.
Nous nous trouvions ce jour-là sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris, Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Africains, pour dire notre détermination à faire valoir et triompher nos droits et surtout pour dire au Monde cette vérité en forme de devise :
-
Reconnaissance du Crime de l’Esclavage.
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Réparation de ce Crime
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Réconciliation entre les Peuples
Nous avançons contre vents et marée et plus que jamais nous pensons que le 21 ème Siècle sera le Siècle des Réparations ...
Enfin…
Point de départ du renouveau économique et social des Peuples africains maltraités des deux côtés de l’Atlantique par les Occidentaux.

Qui sommes-nous ?
Le Comité International des Peuples Noirs (CIPN) est une organisation dédiée à l’unité, la valorisation et l’émancipation des peuples noirs à travers le monde. Fondée sur les principes de solidarité, de dignité et de justice, notre mission est de rassembler les voix, les talents et les initiatives des communautés noires pour construire un avenir prospère et équitable.
Nous croyons en la richesse culturelle, historique et sociale des peuples noirs, et nous travaillons sans relâche pour promouvoir leur héritage, défendre leurs droits et soutenir leurs aspirations. À travers des projets concrets, des partenariats stratégiques et des événements inspirants, la CIPN s’efforce de renforcer les liens entre les membres de la diaspora africaine et leurs terres d’origine, tout en favorisant un dialogue global.
Rejoignez-nous pour célébrer notre histoire, relever les défis d’aujourd’hui et bâtir ensemble un futur où les peuples noirs occupent pleinement leur place dans le monde.
Les piliers de notre engagement.
Rapprocher les communautés noires divisées par l’histoire, les frontières artificielles et la diaspora, en renforçant les liens de solidarité et de fraternité.
Unité des
communautés noires
Mémoire et réappropriation
Préserver la mémoire des Africains déportés et exiger la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Soutenir les réparations morales et matérielles.
Valorisation du
patrimoine culturel
Faire reconnaître la richesse de l’histoire et des cultures noires à travers le monde, en célébrant leur contribution au patrimoine universel.
Solidarité mondiale
Établir des relations respectueuses avec d’autres communautés et soutenir les luttes des peuples noirs pour leurs droits nationaux et culturels.
Défendre les droits des enfants, des femmes et des hommes noirs en dénonçant les injustices, le racisme et toutes formes de discriminations.
Lutte pour la justice
et la dignité
Promotion de
l’excellence noire
Créer des espaces de développement juridique, économique, sportif, et artistique pour que les peuples noirs s’épanouissent et brillent à l’échelle mondiale.
Quelques chiffres clés.
1992
Année de création du CIPN, marquant le début d’un mouvement pour l’unité et la valorisation des peuples noirs.
13
Pays caribéens : Collaborations internationales pour les réparations avec les États membres du CARICOM.
10 000
Nombre de personnes présentes à la célébration du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe (1998).
350
Nombre de participants mobilisés pour la reconstitution historique de la guerre de Guadeloupe en 2002.
+30
Événements majeurs : Conférences, marches, et reconstitutions historiques organisées par le CIPN depuis sa création.
2017
1er terme "AFRÈS" adopté en 2017 : Première reconnaissance officielle des "Ancêtres Africains Réduits en Esclavage", une initiative du CIPN.
Travailler à des objectifs communs